D'un pèlé à l'autre

Journal d'un Hospitalier

Lourdes 2015

D'un pèlé à l'autre

Journal d'un Hospitalier

 07 janvier 2021:

« Bernadette Soubirous est née le 07 janvier 1844 , à Boly, l’avant dernier des cinq moulins échelonnés à quelques dizaines de mètres les uns des autres, sur le maigre ruisseau du Lapaca, entre l’énorme rocher que coiffe le château, et les collines de prés et de bois qui s’élèvent doucement vers Bartrès »

Vie de Bernadette

R Laurentin

Passons un an ensemble,  Hospitaliers !

Durant toutes ces années, je suis devenu un collectionneur de photographies, de livres et d’objets.

Ils occupent maintenant une pièce entière; aussi, je souhaite les partager avec vous. Il est bien difficile de trouver "les plus jolies" photos car un hospitalier prend bien peu de photos, gardant ses mains et sa force à l’idée de servir nos frères malades. Les hospitaliers aiment peu aussi être photographiés: ils font aussi leur pèlerinage et la piété de chacun est bien trop personnelle pour être affichée sur un bout de pellicule. Mais quand la photographie est réussie, c’est un véritable bonheur que de la revoir. Alors vous pensez bien que, sur des milliers de photos, il y a de quoi faire !

Stéphane Ansart m’a beaucoup aidé ayant longtemps collaboré ensembles.  Maintenant,  c’est à vous maintenant d’en profiter et de méditer sur le rôle de l'Hospitalier. Nous passerons d’une année à l’autre; que dis- je, d’un siècle à l’autre, sans se préoccuper de la chronologie: rien n’a changé et nous vivons toujours les mêmes gestes, les mêmes sourires et notre foi depuis 1898.

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Cette photographie est ancrée dans ma mémoire depuis bien longtemps. Ce sont, bien sûr, les premiers pèlerinages de Benoît mais elle montre aussi ce qui fait notre unité:

 Jamais seul mais plusieurs brancardiers de salles et l’aide d’un « roulant ».

Jamais seul au niveau de nos gestes qui sont coordonnées par un plus ancien et son savoir-faire Philippe (Feuillolay).

Les brancardiers de salles ont toujours appris de cette façon. Pour ma part, c’est Lucien (Thorel) qui m’a tout appris et il m’a souvent beaucoup aidé et réconforté.

La quiétude du pèlerin est notre seule récompense.

Le 08 janvier 2021.

 

Le lendemain, Le 08 janvier, François, fier et maladroit, porte le bébé à la mairie. Le baptème est célébré le surlendemain, pour l’anniversaire du mariage des parents : 9 Janvier 1844, dans l’antique baptistère de granit où les Lourdais sont baptisés jusqu’à ce jour.

Bernadette pleura. Faut- il y voir un pressentiment de l’étrange promesse qu’elle recevra «  de ne pas être heureuse en ce monde » ?

 

 D'aprèsR Laurentin

Vie de Bernadette

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Stephane Ansart

église paroissiale de Lourdes

Viron Lourdes

Ce cliché date probablement de 1984. Il a été pris à l'ancien accueil Notre Dame; des dortoirs de 25 places!

La tenue est, certe, peu réglementaire pour les Hospitaliers/ Cadets Normands mais beaucoup plus « rigoureuse » pour les Hospitalières ! Pour ceux qui ont connu sœur Marie-Emmanuel, elle fût longtemps notre « ange gardien ». Elle venait du monastère de thibermont à coté de Dieppe ( Les Augustines ont dirigé l’Hôpital de Dieppe durant des siècles. elles ont fondé la ville de Dieppe au Canada).

C’était une véritable joie de la retrouver dans le train jaune de Dieppe puis tout au long du pèlerinage. Douce, calme et patiente, sœur Marie Emmanuel était notre repère durant le pèlerinage et riait bien souvent de nos facéties de jeunes adolescents qui pensaient certainement plus à donner leurs bras qu’à prier. Rendre service, pour une première année, est sans doute le principal intérêt. La prière, quant à elle, vient petit à petit comme un fruit qui mûrit pour gagner sa maturité bien des années après.

Sœur Marie Emmanuelle l’avait compris, comme toutes les sœurs qui nous accompagnent actuellement le comprennent ! Preuve en est, puisque 38 ans après, certains de ce groupe sont encore présents et prient certainement beaucoup mieux et plus profondément.

Merci Marie-Emmanuel, Agnès-Marie, Marie-Bernadette et vous toutes qui nous avez aidées à cheminer vers Dieu par l'intercession de Marie.

photo JML

Le 17 janvier 2021.

17 janvier 1858

Bernadette descend à Lourdes , comme chaque dimanche, emmenant quelques pommes de terre, qui sont une bénédiction… Au départ, elle s’enferme dans sa coquille, lorsque la marraine répète comme d’habitude :

« Tu reviendras ce soir, sans faute. »

Elle ne reparait pas ce jour- là, ni le lendemain, ni le mardi, seulement le mercredi, avec une réponse nette et bien préparée :

« Monsieur le curé veut me faire la première communion… »

Bernadette a quatorze ans et dix jours. Les Laguës ont mauvaise conscience. Bernadette ne brusque pas le départ… C’est le lendemain qu’elle prend la route sans grand bagage.

R Laurentin

Vie de Bernadette

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Aux creux des mains

Une photographie classique à Lourdes mais si difficile à prendre! Elle a souvent fait partie de nos calendriers ou de nos montages.

Placer Dieu aux creux de nos mains, face à la grotte. Confier notre famille et trouver un refuge dans un monde parfois si compliqué.

On demande souvent aux Hospitaliers de se rendre à la grotte pour tendre les mains vers Marie conciliatrice.

Un pèlerinage ,c'est bien souvent rien de plus!

photo JML

20 Janvier 2021

« Lourdes, voici le clocher de la paroisse, où elle va enfin suivre le catéchisme et faire la première communion.

Au cachot, elle retrouve la misère, l’humidité, la puanteur, l’ombre, mais aussi l’affection des siens.

C’est le choix qu’elle a fait »

R Laurentin

Vie de Bernadette

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Magnificat!

 

Non, ce n’est pas une photo des grands rassemblements sur l’esplanade qui impressionne tout le monde quand on parle de Lourdes !

Il s’agit d’une messe diocésaine en 1984. Mais pas n’importe quelle messe puisqu’il s’agit de celle du diocèse de ROUEN/LE HAVRE comme on avait l’habitude de le dire.

Cette installation sur l’esplanade est signée, vous  pensez bien, Jean-Marie Bourdon.

Une préparation minutieuse et notre hantise dans sa mise en place millimétrée.

Mais vu des rampes de la basilique!

photo JML

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photo JML

22 Janvier 2021

La grotte est tellement plus jolie vue de la prairie! Cette photo date de 2014 déjà.Seule face à la grotte, se confier à la vierge Marie. Pour soi même ou pour ses enfants.

LHospitalité toile de fond du bien être de ses frères et soeurs malades!

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Notre Dame de Lourdes

 

Toi qui sais nos malheurs, Notre Dame de Lourdes

Toi qui suivis ton fils le jour de sa passion

Je te prie à genoux,non  ne  reste pas sourde

Réponds à notre appel lorsque nous t'implorons.

Quand j'étais jeune encore, je trouvais tout joli,

Le ciel bleu, le soleil, la mer et la montagne.

A chaque instant du jour, je te disais merci.

Quand le blé si doré changeait notre campagne.

Régnant sur cette grotte où chacun vient prier

Toi qui sais nos douleurs, non ne reste pas sourde,

Change- les en beauté, change les en bonté,

Le monde en a besoin, Notre Dame de Lourdes.

 

Louise Thorel

Feuilles d'Automne

à Marie Claire J

photo JML

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23 janvier

« Et elle rentra chez ses parents, dans le cachot de la rue des petits fossés, le 07 Javier 1858, un jeudi.

Elle ne devait plus retourner à Bartrès.

Ce doit être le lundi suivant qu’elle commence enfin d’aller à l’école, chez les sœurs de Nevers , sur la route de Tarbes. C’est l’hospice de Lourdes où les religieuses font aussi la classe… »

 

Colette Yver

L’humble Sainte Bernadette

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photo JML

23 Janvier 2021

2015

La basilique Saint Pie X peut accueillir 30 000 personnes. Ce jour là, perdus dans l'immensité de l'édifice, malades comme Hospitaliers se retrouvaient pour la cérémonie de la réconciliation. 

27 janvier

"On y entre par un joli péristyle quelque peu grec. Les classes sont derrière et donne sur le jardin. Bernadette y monte chaque matin et chaque après-midi, avec un vieux cabas et son alphabet, son tricot et un morceau de pain noir pour son goûter…"

Colette Yver

L'humble Sainte Bernadette

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photo JML

1988 :

Une simple pancarte, Rouen ! Départ pour le saint sacrement sur l’esplanade. Nous voyons déjà pointer sur nos poitrines, l’insigne de l’Hospitalité, avec en dessous sa petite accroche qui nous a posée bien des soucis à la suite ! Naissance d’un groupe mais cette joie d’être ensemble pour partager ensemble le moment le plus fort du pèlerinage. En tout cas pour moi.

09 Février

" Elle arrive légèrement essoufflée ; non pas insouciante comme beaucoup de ses petites compagnes. Apprendre à lire lui semble vraiment trop difficile. Elle croit qu’elle ne saura jamais. C’est comme le français qu’on oblige à parler. Les autres filles n’en sont plus embarrassées, mais elle !

Jamais elle ne se mettra jamais ce beau langage dans la tête. Ce sont les appréhensions qui l’oppressent. La voix douce de la religieuse s’élève dans l’atmosphère blanche de la classe. Les toutes petites avec lesquelles on l’a rangée ânonnent leur leçon toutes ensemble sur le ton des jeunes canards. 

Bernadette est honteuse de ne pas faire comme les autres."

Colette Yver

L'humble Sainte Bernadette

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Stephane Ansart

Le cachot

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1995 le centième pèlerinage.

Le diocèse de Rouen à Lourdes sur les épaules de ces jeunes!

Voilà une idée originale d'un photographe qui a bien plus de talents.

Avons nous presque 30 ans plus tard répondu à ce message?

Photo Viron

 11 Février

" La première fois que je fus à la grotte, j’allais ramasser du bois avec deux autres petites filles ; quand nous fûmes au moulin, je leur ai demandé si elles voulaient aller voir où l’eau du moulin allait se joindre au gave.

Elles me répondirent oui. De là, nous suivîmes le canal ; arrivées là, nous nous trouvâmes devant une grotte ; ne pouvant aller plus loin, mes deux compagnes se mirent à même de traverser l'eau qui se trouvait devant la grotte ; (elles se mirent à pleurer. Je leur demandai pourquoi pleuraient­-elles ? Elles me répondirent que l'eau était froide).

Donc je me trouvais seule de l'autre côté. J'ai demandé aux autres deux si elles voulaient m'aider à jeter quelques pierres dans l'eau pour voir si je pourrais passer sans me déchausser ; elles me dirent de faire comme elles, si je voulais ; je fus un peu plus loin voir si je pouvais passer sans me déchausser mais inutilement.

Alors, je revins devant la grotte et je me mis à me déchausser. À peine si j'avais ôté le premier bas, j'entendis un bruit comme si c'eût été un coup de vent.

Alors j'ai tourné la tête du côté de la prairie ; j'ai vu les arbres très calmes ; alors, je conti­nuai de me déchausser ; j'entendis encore le même bruit ; comme je levais la tête en regardant la Grotte, j'aperçus une Dame en blanc, alors je fus un peu saisie et croyant être en face d'une illusion je me frottais les yeux mais en vain (je regardais encore) ; je voyais toujours la même Dame ; alors je mis la main à la poche, je pris mon chapelet, voulant faire le signe de la croix mais en vain ; je ne pus arriver la main jusqu’au front (ma main tomba) ; alors le saisissement s'empara plus fort de moi ; la Dame prit le chapelet qu'elle tenait entre ses mains et elle fit le signe de la croix ; alors j'ai essayé une seconde fois de le faire et je pus.

Aussitôt que j'eus fait le signe de la croix, le grand saisissement que j'éprouvais disparut. Je me mis à genoux et je dis le chapelet, en présence de cette belle Dame. (La vision faisait courir les grains du sien ; mais elle ne remuait pas les lèvres.)

Après avoir dit le chapelet, elle me fit signe d'approcher mais je n'ai pas osé, alors elle disparut (tout d'un coup). Je me mis à ôter l'autre bas pour traverser le petit peu d'eau qui se trouvait devant la grotte et nous nous sommes retirées.

Chemin faisant, j'ai demandé à mes compagnes si elles n'avaient rien vu. « Non », me répondirent-elles ; « et toi, tu as vu quelque chose - Oh non si vous n'avez rien vu, je n'ai rien vu non plus » (Je croyais m'être trompée). Je ne vou­lais pas leur dire, mais elles m'ont tellement priée que je suis décidée à leur dire mais à condition qu'elles n'en par­leraient à personne.

Elles me promirent de garder le secret, mais aussitôt arrivées chez elles, rien de plus empressé que de dire ce que j'avais vu."

Voilà pour la pre­mière fois ; c'était le jeudi 11 février 1858.

Récit de Bernadette Soubirous

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musée Romain

Grotte en 1858

2006:

Ils ont souvent aidé.

Ce sont de véritables compagnons de pèlerinages!

Sans eux..

 

photo JML

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photo Dufour

Premier photographe de Bernadette

1968:

Cette photographie est un cadeau que m'a fait une personne malade. Il s'agit d'une série de diapositives. Vous y voyez les soeurs de la charité dans leurs tenues d'origine lors d'une procession du saint sacrement!

Hommes et femmes ne cheminent pas ensembles

 

 14 Février

« Elle y est ! Elle y est!

Et sa figure s’illumine d’une joie qu’on a toujours dite indescriptible…

Elle porte une robe d’une blancheur éclatante fermée par une coulisse à la naissance du cou, l’étoffe n’est pas du tulle, a expliqué plus tard Bernadette..

Bernadette tire de sa poche sa bouteille d’eau et s’efforce d’atteindre d’un jet l’apparition, mais n’y parvient pas étant à genoux. Alors, elle se lève, s’avance d’un pas, recommence son geste plusieurs fois, disant :

« Si vous venez de la part de Dieu, parlez ; si vous venez de la part du diable Allez- vous en. »

Phrases que ses compagnes n’entendent pas. Cependant elles perçoivent nettement sa voix quand Bernadette leur explique :

« Lorsque je lui jette de l’eau bénite elle se penche vers moi et sourit ; puis elle lève les yeux au ciel et me salue »

L’enfant s’abandonne à la tranquillité de sa confiance première »

Colette Yver

Humble Sainte  Bernadette

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 18 Février

La "Dame" ne parlera que lors de la troisième apparition, une semaine après la première : le 18 février a ainsi été retenue comme celle de la fête liturgique de sainte Bernadette, le jour de l’octave de Notre Dame de Lourdes. La "Dame" demande à Bernadette de lui faire "la grâce" de venir à la grotte 15 jours de suite, ce qu’elle fait.

Deux semaines qui transforment Bernadette : "Pour la première fois, la Dame parle. Bernadette lui présente une écritoire et lui demande d'écrire son nom. Elle lui dit :

 

"CE N'EST PAS NÉCESSAIRE.",

et elle ajoute :

"JE NE VOUS PROMETS PAS DE VOUS RENDRE HEUREUSE EN CE MONDE MAIS DANS L'AUTRE. VOULEZ-VOUS AVOIR LA GRÂCE DE VENIR ICI PENDANT QUINZE JOURS ?"".

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2020:

Une photographie d'un pèlerinage bien différent! Chemin de croix dans la montagne. Une prière pour tous!

 

Portrait de Bernadette

Il s'agit d'un tableau de son frère

Jean-Marie.

Peinture aujourd'hui disparue!

 19 Février:  4e apparition brève et silencieuse

Bernadette vient à la Grotte avec un cierge béni et allumé. C'est de ce geste, repris depuis par des millions de pèlerins, qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

 20 Février:  5e apparition dans le silence!

La Dame lui a appris une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

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2020

Photo Dufour.

Ce n'est probablement pas Bernadette comme le pense Laurentin!

En revanche, il s'agit de la première statue placée dans la niche de la grotte. Une statue en buis.

 

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2010

Une croix parmi les   autres.

Symbole d humilité!

 

photo JML

 21 Février:  6ème apparition "Aquéro"

La Dame se présente à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police JACOMET, qui assiste à l’apparition et veut savoir ce que voit Bernadette.

Elle ne lui parle que d' "AQUERO" (cela)

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photo Billard Perrin

1866

 24 février Février:  6ème apparition "Aquéro"

" Elle a du mal à gagner "sa " place dans une foule de près de trois cent personnes.; Après le chapelet en extase, voici un fait nouveau: elle s'avance à genoux d'un ou deux pas, et semble tomber la face contre terre...

A ses côtés, sa jeune tante lucile (dix-huit ans) pousse un cri et sévanouit. Bernadette trésaille. Elle revient à la réalité extétrieure pour dire:

"Ma tànte, n'ayàt pas peine!"

Mais l'apparition à disparu.

Elle a prononcé aujourd'hui un mot nouveau qu'elle a répèté:

"Pénitence!"

Elle à dit:

"Priez Dieu pour la conversion des pécheurs...

Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs;"

C'est ce geste que Bernadette a esquissé, et qui a tant impressionné tante Lucile."

Abbé Laurentin

Vie de Bernadette

 25 février Février:  8ème apparition,  La source.

 

" Bernadette est arrivée sous la crevasse béante de la voûte: cette cheminée verticale qui communique avec la niche de l'apparition. Elle s'arrête, ses lèvres remuent; Mais comme toujours, en ses conversations ouvertes sur un autre monde, on entend pas le son de sa voix. bernadette semble acquiescer. Puis , la voila qu'elle retourne, toujours à genoux, vers le gave. Là, quelque chose l'arrête. Elle se retourne vers la niche , et repart en sens inverse. Elle monte jusqu'au fond de la grotte. Parvenue au point où le bas de la voûte rejoint le plan incliné des moraine, elle se courbe, cherchant des yeux on ne sait quoi. Inquiète, elle redescend, regarde à nouveau vers la cavité intérieure, remonte et, cette fois, se courbe vers la terre, regarde avec répugnance le sol boueux saturé d'eau, jette un coup d'oeil  embarrassé sur la cavité, gratte le sol de sa main droite, forme un petit "clot" comme on dit à Lourdes. Dans ce creux elle puise une sorte de boue rougeâtre, la porte vers son visage, la rejette, avec dégoût, recommence; Elle voudrait boire cette eau sale, mais sa répugnance est la plus forte. Elle n'y parvient qu'à la quatrième fois. Elle mange ensuite des herbes à feuilles lobées qui poussent au fond de la grotte: de la dorine.."

Abbé Laurentin

Vie de Bernadette

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La Grotte 

en

1858

 26 février : Elle n'est pas là!

 

" A la grotte, il y a aujourd'hui près de 600 personnes. Il faut une immense bonne volonté de tous pour que Bernadette y retrouve "sa "place. Elle récite le chapelet. Rien. Elle reprend les exercices de "pénitence" pour les pêcheurs. Rien, toujours rien..

"Qu'est ce que je lui ai fait?"

Abbé Laurentin

Vie de Bernadette

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photo JML

 27 février 1er mars : 

Apparitions pénitentielles

 

" Acquéro est là au rendez-vous, dans une foule encore plus accrue, malgré les déceptions des jours précédents..

bernadette poursuit les exercices de pénitence le lendemain et le surlendemain, devant une foule accrue.."

Abbé Laurentin

Vie de Bernadette

La rue des petits fossés 

Le cachot

fin 19ème

 2 Mars 

 

 Le 02 mars, au terme de l'extase

devant 1650 personnes, Bernadette se dirige vers le presbytère. Elle y a été précédée par des dévotes , qui ont recueilli d'elle un message.

 

"Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle."

Abbé Laurentin

Vie de Bernadette